Pour votre prière du soir, vous pouvez dire à Dieu ce que cette journée vous a laissé. Revenez sur une aide reçue, reconnaissez un geste que vous regrettez et confiez une inquiétude encore présente. Commencez avec les mots qui vous viennent, même si votre journée a été pénible.
Nous avons relu le Psaume 4 pour accompagner cette proposition. Il commence par un appel dans la détresse et se termine par une parole de confiance au moment de se coucher. La prière ci-dessous est un texte original de Verlumia, à reprendre selon ce que vous avez vécu.
Une prière du soir à reprendre avec vos mots
Vous pouvez lire ce texte maintenant, puis vous arrêter à la phrase qui correspond à votre soirée. Remplacez une formulation générale par un prénom ou par un événement précis.
Seigneur, me voici à la fin de cette journée. Je te parle de ce qui s’est passé aujourd’hui, même là où j’ai du mal à comprendre.
Merci pour le bien que j’ai reçu aujourd’hui. Aide-moi à reconnaître la personne qui m’a soutenu et le moment où j’ai pu, moi aussi, prendre soin de quelqu’un.
Je regrette les paroles et les gestes par lesquels j’ai blessé. Pardonne-moi et donne-moi le courage de reconnaître ma part, sans chercher à me justifier.
Je te confie ce qui me préoccupe encore. Tu connais les personnes auxquelles je pense ce soir. Veille sur elles et accompagne celles qui traversent une nuit difficile.
Je vais maintenant me reposer. Reste auprès de moi pendant cette nuit. Amen.
Si une phrase sonne faux pour vous, changez-la. Si rien ne vous vient pour remercier, commencez par la demande qui vous préoccupe. Vous pourrez reprendre le reste un autre soir.
Revenir sur ce qui s’est passé aujourd’hui
Si vous disposez de cinq minutes, asseyez-vous et posez ce qui vous distrait. Repassez la journée dans l’ordre, du réveil jusqu’à maintenant. Arrêtez-vous sur un moment important, le temps de vous rappeler ce qui a été dit et ce que vous avez ressenti.
Ce déroulé proposé par Verlumia donne un repère souple. Les durées peuvent varier. Si une rencontre demande toute votre attention, consacrez-lui le temps disponible.
| Temps indicatif | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|
| 0 à 30 secondes | Vous adresser à Dieu et rester un moment en silence. |
| 30 secondes à 2 minutes | Revoir les moments de la journée, en vous arrêtant sur une rencontre ou un échange. |
| 2 à 3 minutes | Remercier pour un bien précis et dire ce que vous avez ressenti. |
| 3 à 4 minutes | Reconnaître un tort dont vous êtes responsable et demander pardon. |
| 4 à 5 minutes | Confier ce qui reste difficile, puis conclure par la prière de votre choix. |
Cette attention à la journée rejoint un aspect de l’examen ignatien, une pratique de la tradition catholique présentée par l’Office of Ignatian Spirituality. Celui-ci invite notamment à remercier, à remarquer ses émotions et à prier à partir d’un moment précis. Les durées ci-dessus sont notre proposition.
Vous avez peut-être seulement besoin de parler d’une conversation. Revenez aux mots réellement échangés et à votre réponse. Une journée ordinaire fournit déjà de quoi prier.
Nommer une joie, un regret et une inquiétude
Pour remercier, cherchez quelque chose que vous pouvez nommer. Quelqu’un vous a-t-il écouté sans vous interrompre ? Avez-vous reçu une aide que vous attendiez ? Si cela correspond à votre journée, dites simplement à Dieu pourquoi ce geste a compté. Vous pouvez être reconnaissant pour un moment et rester triste à propos d’un autre.
Revenez ensuite sur ce que vous regrettez. Si vous avez répondu sèchement, reconnaissez cette réponse. Demandez pardon pour votre geste, en distinguant votre responsabilité de ce qui dépendait d’une autre personne. Une prière peut aussi s’accompagner d’excuses ou d’une réparation lorsque cela sera possible.
Pour l’inquiétude, nommez ce qui vous occupe ce soir. Vous pouvez confier un proche après un échange difficile, ou dire que vous attendez une réponse et que cette attente vous pèse. Laissez la demande ouverte lorsque vous ne savez pas quelle issue espérer.
Le Psaume 4 permet de garder ensemble la difficulté et la confiance. Son auteur demande d’abord à Dieu de répondre à sa détresse, puis parle de joie. À la fin du psaume, il dit ces mots.
Je me couche et je m’endors en paix, Car toi seul, ô Éternel! tu me donnes la sécurité dans ma demeure.
Vous pouvez lire le psaume entier avant de reprendre cette phrase. Ces mots expriment une confiance au milieu de l’épreuve, sans promettre une nuit facile. Ils peuvent accompagner votre prière même si vous avez du mal à vous endormir.
Les soirs où la fatigue laisse peu de place aux phrases
Si vous êtes trop fatigué pour reprendre toute la journée, gardez une prière du soir courte. Voici une version originale en trois phrases. Vous pouvez remplacer « le bien reçu » par un souvenir précis ou nommer une personne dans la dernière phrase.
Seigneur, merci pour le bien reçu aujourd’hui, même si cette journée a été difficile.
Pardonne les paroles et les gestes par lesquels j’ai blessé quelqu’un.
Je te confie ce qui m’inquiète encore et ceux que j’aime ; veille sur nous cette nuit.
Vous pouvez aussi vous arrêter après une seule demande et garder un bref silence. Une prière avant de dormir peut se vivre assis, avant de vous allonger, si cette position vous aide à rester attentif.
Quand une pensée revient, reconnaissez-la sans recommencer tout le déroulé. Vous avez déjà parlé de cette journée. Vous pouvez terminer ici et vous coucher.
Pour un autre moment de la journée, lire notre prière du matin
Questions fréquentes
Peut-on vivre cette prière du soir à deux ou en famille ?
Oui, vous pouvez lire ensemble la version courte ou laisser chacun nommer un moment pour lequel il remercie Dieu. Gardez les regrets personnels dans la prière intérieure si vous préférez. Personne n’a besoin de raconter devant les autres ce qu’il souhaite garder privé. Terminez avec une intention commune.
Pour commencer aujourd’hui
Si vous gardez quelques instants de silence à la fin de votre prière, vous pouvez simplement rester là, sans chercher une phrase supplémentaire. Puis allez vous reposer.
