Une Bible protestante de 66 livres et une Bible catholique de 73 livres ont en commun les 27 livres du Nouveau Testament. L’écart porte sur l’Ancien Testament. Le canon catholique comprend sept livres supplémentaires ainsi que des passages d’Esther et de Daniel qui ne figurent pas dans le corpus protestant habituel.
Pour répondre à la question du nombre de livres, nous avons comparé les listes confessionnelles avec deux tables des matières accessibles, celle de Louis Segond 1910 sur eBible et celle de la Bible liturgique sur l’AELF. Vous pouvez refaire cette vérification. Quelques intitulés demandent toutefois un peu d’attention.
Ce que désigne le canon biblique
Le canon biblique est la liste des écrits qu’une tradition reconnaît comme Écriture sainte. La différence entre Bible catholique et protestante concerne donc ici le statut de certains textes. Le paragraphe 120 du Catéchisme de l’Église catholique énumère 46 livres pour l’Ancien Testament et 27 pour le Nouveau. La liste de Louis Segond 1910 comprend 39 livres dans le premier ensemble et les mêmes 27 dans le second.
Le tableau donne les totaux usuels de ces deux canons. Il faut encore regarder comment l’édition consultée présente les textes. Une table des matières numérique peut séparer une partie sous son propre lien, sans changer le total retenu par la tradition concernée.
Le Catéchisme signale lui-même une autre convention de comptage. Il donne 45 écrits pour l’Ancien Testament si Jérémie et les Lamentations sont comptés ensemble. Le contenu de la liste reste alors le même. Cela explique pourquoi un total doit toujours être accompagné de sa convention. Pour la comparaison courante entre Bibles catholiques et protestantes, on retient ici 46 et 39 livres respectivement.
| Ensemble | Canon protestant | Canon catholique |
|---|---|---|
| Ancien Testament | 39 livres | 46 livres |
| Nouveau Testament | 27 livres | 27 livres |
| Total | 66 livres | 73 livres |
Les livres et passages qui diffèrent
Les sept livres concernés sont Tobie, Judith, la Sagesse, le Siracide, Baruch, ainsi que les deux livres des Maccabées. Vous les trouverez dans la liste catholique, tandis qu’ils sont absents de la table de Louis Segond 1910 publiée par eBible. Le nom du Siracide peut varier d’une édition à l’autre.
Sur l’AELF, cherchez Ben Sira le Sage pour le Siracide, également appelé Ecclésiastique. Les deux livres des Maccabées y portent les titres Premier et Deuxième Livre des Martyrs d’Israël. Ce sont des variantes d’intitulé à reconnaître lorsque vous comparez les listes.
La comparaison concerne aussi le contenu de deux livres présents de part et d’autre. Les éditions catholiques comprennent les parties grecques d’Esther et de Daniel. Ces passages restent rattachés à ces livres dans le décompte de 73. Ils ne constituent donc pas deux livres supplémentaires à ajouter aux sept précédents.
Pour voir une différence concrète, ouvrez Daniel sur l’AELF. Le chapitre 13 contient le récit de Suzanne. Dans le corpus Louis Segond 1910 utilisé ici, Daniel s’achève au chapitre 12. Une référence à Daniel 13 demande ainsi de vérifier la version avant de chercher le verset.
La page AELF affiche aussi la Lettre de Jérémie séparément. Le nombre de liens du menu ne suffit donc pas à établir un canon. Pour connaître le décompte catholique, revenez à la liste explicitement donnée par le Catéchisme.
Des traditions à présenter sans polémique
Le mot deutérocanonique désigne, dans l’usage catholique, ces livres et parties de livres reçus comme canoniques. Dans beaucoup de publications protestantes, vous rencontrerez le terme apocryphes. Son emploi doit être expliqué dans le contexte de la publication, car il indique ici un classement religieux des écrits.
La Confession de Westminster, texte de la tradition réformée, énumère les livres bibliques au chapitre I, puis exclut les écrits qu’elle appelle apocryphes du canon des Écritures. Le Catéchisme catholique les inclut dans sa liste. Ces documents montrent le désaccord sur leur autorité. Westminster représente une formulation confessionnelle précise au sein du protestantisme.
La présentation matérielle mérite une vérification distincte. Une édition peut donner certains écrits dans une section à part. Leur présence dans un volume ne dit pas à elle seule quel statut leur attribue son introduction. Lisez cette explication avant de conclure que deux éditeurs partagent exactement la même position.
Pour les Bibles orthodoxes, précisez l’Église et l’édition. Les listes et les conventions de décompte varient. Un chiffre unique présenté comme valable pour toutes les traditions orthodoxes rendrait la comparaison trompeuse. Une référence bibliographique précise vous permettra de retrouver les textes réellement publiés.
Ce que contient la version utilisée sur Verlumia
Verlumia utilise Louis Segond 1910 comme source des versets et des cartes. Notre archive locale eBible contient les 66 livres du canon protestant. Elle ne comprend donc pas Tobie ou le Siracide. Cette limite est indiquée sur notre page des sources bibliques.
Le corpus source et les résultats proposés sur le site ont des périmètres différents. La recherche porte actuellement sur les passages des sélections thématiques publiées. Elle ne parcourt pas chaque verset des 66 livres. L’absence d’un résultat ne suffit donc pas à dire qu’un livre manque au corpus source.
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Questions fréquentes
Le Siracide est-il le livre de l’Ecclésiaste ?
Ce sont deux livres distincts. Le Siracide est aussi appelé Ecclésiastique ou Ben Sira le Sage. L’Ecclésiaste figure déjà dans les deux canons comparés. Sur l’AELF, leurs titres renvoient à des livres différents, ce que vous pouvez vérifier dans la table des matières.
Pour commencer aujourd’hui
Avant de chercher un passage dans une autre Bible, relevez le nom de la traduction et ouvrez sa table des matières. Cherchez Tobie ou le Siracide, puis vérifiez les chapitres de Daniel. Vous aurez des éléments précis à comparer avec l’édition utilisée par votre interlocuteur.
