Dans la parabole du bon Samaritain, Jésus invite son interlocuteur à devenir le prochain de l’homme blessé en lui portant secours. Le dialogue de Luc 10,25-37 commence par une question sur les personnes à aimer et s’achève par un appel à agir. Le Samaritain est reconnu comme prochain parce qu’il a pris soin du blessé.
Nous avons relu ces treize versets dans Louis Segond 1910 en comparant les questions des versets 29 et 36. Ce détail aide à suivre le récit. Gardez le passage ouvert pendant la lecture, surtout au moment où Jésus reprend la parole.
La question posée à Jésus
Un docteur de la loi se lève pour mettre Jésus à l’épreuve. Il demande ce qu’il doit faire pour hériter la vie éternelle. Jésus le renvoie à ce qui est écrit dans la loi et lui demande comment il la lit. Son interlocuteur répond en associant l’amour de Dieu et l’amour du prochain comme de soi-même.
Jésus approuve cette réponse et l’invite à la mettre en pratique. Le docteur de la loi connaît déjà le commandement d’aimer son prochain. Gardons ce point en tête lorsque le sacrificateur et le Lévite apparaîtront dans l’histoire.
Le dialogue se poursuit au verset 29. Luc précise que l’homme veut se justifier, puis rapporte sa question, « Et qui est mon prochain? » Il cherche à savoir qui entre dans cette relation. Jésus lui répond en racontant ce qui arrive à un voyageur.
Trois passants devant le même homme
Un homme descend de Jérusalem à Jéricho. Des brigands le dépouillent, le frappent et le laissent à demi mort. Il reste sans nom. Le récit ne précise ni sa religion ni son origine. Avant l’arrivée des passants, le lecteur connaît surtout sa situation et son besoin de secours.
Un sacrificateur, puis un Lévite, voient l’homme et passent leur chemin. Luc ne donne aucune raison à leur conduite. Le diocèse de Paris évoque les règles de pureté dans son commentaire catholique. Il s’agit d’une interprétation, à distinguer des actions racontées dans ces versets.
Le Samaritain voit lui aussi le blessé. Il est ému de compassion, s’approche et bande ses plaies en y versant de l’huile et du vin. Il le met sur sa propre monture, le conduit à une hôtellerie et prend soin de lui. Chaque geste répond à une difficulté de l’homme laissé sur le chemin.
| Personnage | Action ou situation | Parole rapportée |
|---|---|---|
| Le docteur de la loi | Interroge Jésus, puis reconnaît la miséricorde. | Demande qui est son prochain. |
| L’homme blessé | Subit l’agression et reçoit des soins. | Aucune parole rapportée. |
| Le sacrificateur | Voit l’homme et passe outre. | Aucune parole rapportée. |
| Le Lévite | Voit l’homme et passe outre. | Aucune parole rapportée. |
| Le Samaritain | Soigne, transporte et finance la suite des soins. | Demande à l’hôte de prendre soin du blessé et promet de rembourser le supplément. |
| L’hôte | Reçoit deux deniers et une demande de soins. | Aucune parole rapportée. |
| Jésus | Raconte la parabole et interroge son interlocuteur. | Demande lequel des trois a été le prochain, puis invite à agir de même. |
Le lendemain, le Samaritain donne deux deniers à l’hôte et s’engage à rembourser les dépenses supplémentaires à son retour. Son aide a donc une durée et un coût. Il confie aussi le blessé à quelqu’un qui pourra poursuivre les soins. Le texte rapporte cette demande et cette promesse, sans raconter la guérison de l’homme.
La conduite de ces deux personnages ne permet pas de juger tout le judaïsme. Le dialogue reconnaît déjà à la loi le commandement d’aimer son prochain. Lire les treize versets ensemble aide à conserver cette place donnée à l’amour dès le début.
De « qui est mon prochain » à devenir un prochain
Après le récit, Jésus demande de regarder les trois passants depuis la situation de l’homme agressé. Sa question porte sur celui qui a été son prochain. Relisez-la lentement et comparez-la à celle du docteur de la loi.
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?
Le docteur de la loi désigne celui qui a exercé la miséricorde. Il reconnaît le secours apporté au blessé. Ici, être prochain se comprend à partir de ce qu’une personne fait pour une autre. Jésus termine par ces mots, « Va, et toi, fais de même. »
Le diocèse de Paris rapproche également la question du prochain et le fait de se rendre proche d’autrui. Vous pouvez vérifier cette lecture en revenant aux deux questions du dialogue. Au début, l’homme demande qui il doit aimer. À la fin, Jésus lui demande de reconnaître celui qui a aidé.
Poursuivre avec les passages bibliques sur l’amour du prochain
Observer les gestes avant de chercher une application
Avant de chercher ce que vous pourriez faire aujourd’hui, relevez les verbes associés au Samaritain. Suivez les étapes entre le moment où il voit le blessé et celui où il repart. Vous remarquerez les soins immédiats, puis l’organisation de leur suite. Voici deux questions de lecture à reprendre seul ou avec quelqu’un.
- Les trois passants voient l’homme. Que fait le Samaritain après l’avoir vu, et qu’est-ce qui répond concrètement aux besoins du blessé ?
- Au verset 29, qui pose la question du prochain ? Au verset 36, de quelle personne Jésus demande-t-il de considérer la situation ?
Voici un exemple hypothétique, proposé pour réfléchir. Une personne de votre voisinage, avec laquelle vous échangez rarement, vous dit qu’elle a besoin d’aide pour rapporter ses courses. Vous pouvez lui demander ce qui lui serait utile et convenir d’un moment précis. Si vous ne pouvez pas venir, proposez de chercher ensemble une autre aide, avec son accord.
Ce petit exemple reprend l’attention au besoin et la possibilité d’un relais. Il suppose d’écouter la personne et de tenir une promesse réalisable. L’huile et le vin appartiennent au récit ancien et ne constituent pas des consignes de soins à reproduire.
Questions fréquentes
Pourquoi l’appelle-t-on le « bon » Samaritain ?
Le récit de Louis Segond 1910 présente « un Samaritain », sans l’adjectif bon. Le titre courant souligne l’aide qu’il apporte. Pour comprendre ce titre, relisez surtout la réponse du docteur de la loi au verset 37, qui reconnaît la miséricorde exercée envers le blessé.
Pour commencer aujourd’hui
Reprenez le tableau et choisissez un geste du Samaritain. Notez à quel besoin il répond, puis relisez la dernière parole de Jésus.
