Comprendre la Bible

Psaume 1 : l’arbre, la paille et les deux chemins

Le premier psaume passe du conseil que l’on écoute à la voie que l’on suit. Relisez ses six versets, de l’arbre près de l’eau à la paille dispersée.

Aquarelle de deux livres ouverts sur une table en bois, avec des couvertures bleue et olive et des rubans marquant les pages à comparer.

Un arbre reste près de l’eau. Le vent disperse la paille. Ces deux images donnent à voir les deux chemins du Psaume 1. Pour comprendre à qui elles correspondent, revenez aux premières lignes, où une personne choisit le conseil qu’elle suit. À la fin, le poème reprend le mot « voie » et dit où conduit celle des pécheurs.

Nous avons relu les six versets dans la Louis Segond 1910. Deux indications de temps se répondent à quelques mots de distance. La loi se médite « jour et nuit » au verset 2, tandis que l’arbre donne son fruit « en sa saison » au verset 3.

Un seuil pour le livre des Psaumes

Le recueil s’ouvre sur « Heureux l’homme ». Le poème parle de cette personne à la troisième personne et décrit sa conduite. Cette manière de commencer donne au lecteur un premier portrait à examiner. Le mot « heureux » prend son sens au fil des gestes et des images qui suivent.

1 Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,

2 Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, Et qui la médite jour et nuit!

3 Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu’il fait lui réussit.

4 Il n’en est pas ainsi des méchants: Ils sont comme la paille que le vent dissipe.

5 C’est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, Ni les pécheurs dans l’assemblée des justes;

6 Car l’Éternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la ruine.

Psaume 1, versets 1 à 6, Louis Segond 1910

À la première lecture, repérez les deux occurrences de « comme ». Le verset 3 prolonge le portrait de l’homme heureux par une comparaison avec l’arbre. Au verset 4, le regard passe aux méchants, comparés à la paille. Gardez en vue le dernier verset, où l’image cède la place au mot « voie ».

Les attitudes décrites au début

Au verset 1, marcher, s’arrêter et s’asseoir donnent une forme visible à la conduite décrite. On entend d’abord parler d’un conseil que quelqu’un pourrait suivre. La dernière proposition montre une place que l’on prend parmi des moqueurs. On peut lire cette suite comme une façon de montrer comment une influence devient une habitude. Le poème rapproche ces gestes sans raconter trois épisodes successifs.

Au verset 2, le portrait se précise par ce qui attire cette personne. Elle trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel et la médite. Le pronom « la » renvoie à cette loi, qui donne à sa méditation un objet précis. Dans son commentaire, PRIXM évoque une manière de méditer en murmurant. Cette lecture donne à imaginer une parole reprise à voix basse. Ici, nous gardons le verbe « médite » de la Louis Segond.

L’expression « jour et nuit » donne une durée à cette attention. Quand vous relisez les deux versets ensemble, demandez-vous quelle parole reçoit cette attention. Le verset 1 mentionne le conseil des méchants. Le suivant montre l’enseignement auquel la personne revient de son plein gré.

L’arbre et la paille mis en contraste

L’arbre est planté près d’un courant d’eau. Le lieu est le premier détail que le poème donne. Le verset situe l’arbre avant de dire ce qu’il produit, puis précise que son fruit vient en sa saison. Le feuillage qui garde sa fraîcheur ajoute un signe de durée. Vous pouvez relire la phrase sur la réussite à partir de ces détails. Le poème dépeint une vie qui porte du fruit dans le temps.

Au verset 4, le vent fait bouger la paille. C’est lui qui agit dans la comparaison. Pour voir l’écart entre les deux images, regardez ce que chacune devient avec le temps. L’arbre reste là où il a été planté et donne son fruit. La paille se disperse. Le verset suivant reprend cette fragilité en disant que les méchants ne résistent pas au jugement.

Les contrastes du Psaume 1, repères de lecture
PassagePortrait de l’homme heureux et des justesMéchants, pécheurs et moqueurs
Versets 1 et 2Prend plaisir à méditer la loi de l’Éternel.Le conseil des méchants et la compagnie des moqueurs figurent dans le premier portrait.
Versets 3 et 4L’arbre reste près de l’eau et porte du fruit à sa saison.Le vent disperse la paille.
Versets 5 et 6L’assemblée des justes est nommée et l’Éternel connaît leur voie.Les méchants ne tiennent pas au jugement et la voie des pécheurs mène à la ruine.

Les deux chemins et ce qu’ils invitent à examiner

Le verset 5 commence par « C’est pourquoi ». Il relie ce qui arrive au jugement à l’image de la paille emportée. La question du chemin concerne désormais une assemblée, celle des justes. On retrouve ainsi une question de compagnie, déjà présente au verset 1, dans une scène différente.

Au verset 6, le mot « voie » revient deux fois. D’un côté, l’Éternel connaît la voie des justes. De l’autre, le texte nomme l’issue de la voie des pécheurs. Le dernier verset donne ainsi un terme aux conduites décrites au début. Le premier verset montrait déjà une voie où l’on pouvait s’arrêter. Avec le dernier, le lecteur peut reprendre le poème en prêtant attention à la direction que prend cette conduite.

Questions fréquentes

Comment comprendre « Tout ce qu’il fait lui réussit » au verset 3 ?

La phrase termine le portrait de l’arbre, dont le fruit vient à sa saison. Relisez-la avec le début du psaume, où le bonheur se rapporte à une manière de vivre. Le poème ne donne aucune garantie de richesse ou de succès pour un projet particulier.

Pour commencer aujourd’hui

À votre prochaine lecture, soulignez « voie » aux versets 1 et 6. Quel rapport voyez-vous entre le conseil que l’on suit au début du poème et l’issue du chemin à la fin ?